Lu dans la check-list de l’édition abonnés Le Monde 15 juin 2009
Tapage et pâturage..
"Le bruit des cloches la nuit empêche mes clients de dormir. Pour eux, c'est intenable", a déclaré mercredi devant le tribunal de grande instance d'Annecy l'avocat de deux couples voisins d'un éleveur de Haute-Savoie, incommodés par le bruit des cloches de son troupeau de vaches.
Et moi qui m’endors heureuse d’entendre les cloches à quelques pas de moi. Si jamais je me réveille, au milieu de la nuit, je reste, charmée, à deviner ce que font les veaux au simple ting ting qui me parvienne des champs voisins. Parfois, quand j’entends tingtingtingtingtingting ! je me dis qu’un veau se gratte l’oreille et si les cloches s’affolent encore davantage, je me dis que le renard vient de passer.
Une visite à une consultation sur le sommeil m’a appris que peut-être ce n’est pas un bruit (pas très fort) qui nous réveille mais que nous l’entendons car nous nous sommes réveillés.
Une de mes voisines se plaint d'être réveillée par les chants des oiseaux, tôt le matin.
Alors vous, une bonne partie devenus des "rurbains", seriez-vous devenus moins urbains ? Auriez-vous perdu votre urbanité ?
(Une version assez similaire est parue dans notre blog "Une vie de chien" sous la signature Anaisnin, sur le site web de La Tribune de Genève. Voici la suite.)
Pour nous, les chiens, c’est encore plus difficile. Vous, les humains, les seuls – pour le moment, si l’on croit maintes éthologues et mainte philosophe - à avoir un langage parlé. Vous ne supportez point notre langage à nous, le jappement, l’aboiement, le glapissement, les hurlements. Assez souvent nous ne disons que « je suis là, venez ». Certes, si nous avons été conditionné pendant des siècles – à cause de la sélection humaine – à garder la propriété de l’homme, nous dirons «, ‘ je suis là, ne venez pas ».
Donc, nous ne faisons que dire. Et ce que nous disons est bien plus aimable que tant des impolitesses entendues quotidiennement, proférées par vous … mes maîtres.
Je copie une phrase d’un page du site web de l’OFV sur « Le débat ‘Nous demandons beaucoup aujourd’hui au chien dans notre société’ »
Pour Heiner Studer, ancien conseiller national et président de la sous-commission qui a conduit les débats sur les chiens au parlement, la problématique ne peut pas être réduite à une question de peur diffuse : „Il se passe beaucoup de choses. Je reçois souvent des témoignages de parents qui en ont assez que leurs enfants doivent passer devant des chiens qui aboient sur le chemin de l’école. Nous devons nous demander pourquoi le peuple se prononce toujours en faveur des lois sur les chiens les plus sévères. »
Ma maîtresse me raconte, hilare, qu’étant enfant, les adultes la grondaient, elle et ses cousins et copains, car tous les enfants adoraient faire aboyer les chiens, surtout, s’ils étaient derrière une grille de jardin … « Si un chien sur le trottoir aboyait – elle me dit encore - nous passions sans presque le regarder ou simplement on changeait de trottoir et l’incident était clos.
Source : OFV http://bvet.kaywa.ch/fr/la-protection-des-animaux/debat-au-kaefigturm-nous-demandons-beaucoup-aujourdhui-au-chien-dans-notre-societe.html
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