J’ouvre le livre d’Emma Parsons « Click to Calm. Healing the Agressive Dog »dont une traduction rapide donnerait «Cliquer pour calmer. Maîtrisant le chien agressif ». Parson est une comportementaliste à qui la chance - et son intelligence - lui ont permis de trouver un bon moyen d’éduquer ou de contrôler l’agressivité d’un chien.
La chance .Un bon jour, elle a adopté un chien, un toutou lequel à l’adolescence a démontré signes d’agressivité envers d’autres chiens.
L’intelligence. Après l’échec des différentes méthodes, - certaines assez … agressives - elle part pour trouver la bonne par elle-même. Elle réussi après un certain temps. Le livre est le résultat de son travail.
L’auteur nous raconte que, dans les moments de découragement, sa tutrice lui disait « N’oublies pas : ce n’est qu’un comportement ». C’est-à-dire : tout à fait possible d’être varié.
Le livre finit avec cette phrase.
Je prends Marianne de la semaine, page 46. En Danemark, Evita, le teckel du prince consort a mordu par deux fois les gardes de Sa Majesté et, semble-t-il, assez méchamment. Le Parlement danois en son complet, si l’on croit le journaliste, a demandé « l’euthanasie de l’animal ».
« Ce n’est qu’un comportement » … Ce qui est possible avec les êtres humains le changement d’un comportement l’est aussi, et peut-être plus facilement, par le conditionnement, pour les chiens. Devons-nous rester encore dans cette pensée de l’Ancien Régime, du XVIIIe siècle et même du XIXe - quand on condamnait à mort - des différentes façons -, ceux qu’on ne comprenait pas ou qui gênaient (les pauvres, les handicapés, les fous…les voleurs, les assassins, les faussaires de monnaie …) ?
C’est le rêve de plus d’un dirigeant : ce – ou celui - qui me gêne, je le fais disparaître !
Paru dans le blog citoyen "Une vie de chien" de La Tribune de Genève, sous la signature anaisnin
Lu dans la check-list de l’édition abonnés Le Monde 15 juin 2009
Tapage et pâturage..
"Le bruit des cloches la nuit empêche mes clients de dormir. Pour eux, c'est intenable", a déclaré mercredi devant le tribunal de grande instance d'Annecy l'avocat de deux couples voisins d'un éleveur de Haute-Savoie, incommodés par le bruit des cloches de son troupeau de vaches.
Et moi qui m’endors heureuse d’entendre les cloches à quelques pas de moi. Si jamais je me réveille, au milieu de la nuit, je reste, charmée, à deviner ce que font les veaux au simple ting ting qui me parvienne des champs voisins. Parfois, quand j’entends tingtingtingtingtingting ! je me dis qu’un veau se gratte l’oreille et si les cloches s’affolent encore davantage, je me dis que le renard vient de passer.
Une visite à une consultation sur le sommeil m’a appris que peut-être ce n’est pas un bruit (pas très fort) qui nous réveille mais que nous l’entendons car nous nous sommes réveillés.
Une de mes voisines se plaint d'être réveillée par les chants des oiseaux, tôt le matin.
Alors vous, une bonne partie devenus des "rurbains", seriez-vous devenus moins urbains ? Auriez-vous perdu votre urbanité ?
(Une version assez similaire est parue dans notre blog "Une vie de chien" sous la signature Anaisnin, sur le site web de La Tribune de Genève. Voici la suite.)
Pour nous, les chiens, c’est encore plus difficile. Vous, les humains, les seuls – pour le moment, si l’on croit maintes éthologues et mainte philosophe - à avoir un langage parlé. Vous ne supportez point notre langage à nous, le jappement, l’aboiement, le glapissement, les hurlements. Assez souvent nous ne disons que « je suis là, venez ». Certes, si nous avons été conditionné pendant des siècles – à cause de la sélection humaine – à garder la propriété de l’homme, nous dirons «, ‘ je suis là, ne venez pas ».
Donc, nous ne faisons que dire. Et ce que nous disons est bien plus aimable que tant des impolitesses entendues quotidiennement, proférées par vous … mes maîtres.
Je copie une phrase d’un page du site web de l’OFV sur « Le débat ‘Nous demandons beaucoup aujourd’hui au chien dans notre société’ »
Pour Heiner Studer, ancien conseiller national et président de la sous-commission qui a conduit les débats sur les chiens au parlement, la problématique ne peut pas être réduite à une question de peur diffuse : „Il se passe beaucoup de choses. Je reçois souvent des témoignages de parents qui en ont assez que leurs enfants doivent passer devant des chiens qui aboient sur le chemin de l’école. Nous devons nous demander pourquoi le peuple se prononce toujours en faveur des lois sur les chiens les plus sévères. »
Ma maîtresse me raconte, hilare, qu’étant enfant, les adultes la grondaient, elle et ses cousins et copains, car tous les enfants adoraient faire aboyer les chiens, surtout, s’ils étaient derrière une grille de jardin … « Si un chien sur le trottoir aboyait – elle me dit encore - nous passions sans presque le regarder ou simplement on changeait de trottoir et l’incident était clos.
Source : OFV http://bvet.kaywa.ch/fr/la-protection-des-animaux/debat-au-kaefigturm-nous-demandons-beaucoup-aujourdhui-au-chien-dans-notre-societe.html
Nous venons de recevoir notre exemplaire du Guide Europe 2009 de Camping Chèque (CC). Nous connaissons cette organisation depuis ses débuts, il y a moins d’une quinzaine d’années. Nous la connaissons en notre qualité d’utilisatrices invétérées de campings, d’abord avec nos différents types de tentes et ensuite avec nos différents modèles de camping-car. Tout camping-car est accompagné d’un chien et le chien de ses maîtres. Donc, les guides des campings doivent penser aux chiens. Et les gérants des campings, aussi.
Y aurait-il un problème avec ce raisonnement ? Vous, les heureux propriétaires de chiens savez, aussi bien que moi, que nous n’allons pas où nous voulons mais où nous pouvons avec nos bêtes. Il y a, néanmoins un problème avec les gérants de camping. Je vais vous en expliquer le pourquoi.
Peut-être connaissez-vous le système CC. Il vous permet de payer, surtout en basse saison des nuitées à un prix raisonnable. Selon l’introduction du guide, ils ont été utilisés pour payer 3 100 000 nuitées. Ça semble important. Le tarif unique partout en Europe comprend « une nuit pour deux personnes, un emplacement standard (caravane ou tente + véhicule, camping-car) + électricité + 1 chien (dans les campings qui les acceptent) ». C’est bien ce que je vous disais quelques lignes plus haut : un camping-car est presque toujours accompagné d’un chien.
Mon amie consulte le guide et s’exclame :
« Il y a de plus en plus de restrictions dans l’accueil des chiens. Bientôt ils vont nous indiquer la couleur et la longueur des poils du chien qu’ils veuillent bien tolérer ».
Elle n’a pas tort. Pour voir plus clair j’ai fait un petit tableau, d’où il ressort quelques fâcheuses révélations :
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Pays |
Pas de chien |
Pas chien cat 1 et 2 |
Pas en haute saison |
En laisse |
1chien maximun |
Payant pour le suivant |
Pas de Pittbul et de Rottweiler |
Terrain Separé |
Max 2 chiens |
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France |
2 |
12 |
6 |
7 |
13 |
1 |
2 |
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Belgique |
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1 |
5 |
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Hollande |
2 |
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7 |
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5 |
2 |
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Norvège |
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1 |
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Grande Bretagne |
1 |
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Allemagne |
2 |
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|
2 |
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Pologne |
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|
1 |
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Hongrie |
1 |
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|
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Croatie |
|
|
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2 |
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Autriche |
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1 |
|
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Suisse |
1 |
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|
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Italie |
10 |
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2 |
3 |
3 |
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|
3 |
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Espagne |
5 |
2 |
|
2 |
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|
1 |
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France naturistes |
1 |
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Vous me direz que sur 558 campings une centaine qui font des objections, ce n’est pas très grave. Que sur 24 pays seulement 14 sont indiqués sur le tableau. Quoique les trois pays les plus restrictifs sont ceux qui ont le plus haut taux de tourisme : la France, l’Italie et l’Espagne. Certains des pays qui cherchent à attirer une clientèle ont inventé les terrains « séparés » ou « dédiés » aux chiens. Ça ne vous rappelle rien de fâcheux dans l’histoire de nos ancêtres, peu importent qui ont été nos ancêtres ? De l’apartheid ? Des ghettos ? De la discrimination ?
Mais attendez, au chapitre de la discrimination il y a encore du choix : il y celui qui demande que les chiens soient toujours en laisse, (même les chats !), celui que ne veut pas des « classes dangereuses » ni de « grands chiens » car il n’accepte que les « petites tailles » (combien de centimètres ? mesure-t-on la queue ou les oreilles ?) Vingt campings imposent la solitude canine à nos chiens, pas de deuxième compagnon à 4 pattes.
Soulignons que certains campings que nous avons visités offrent un grand confort pour les chiens : douches fermées et spacieuses, chauffées en hiver, des tables pour le toilettage, un parcours sanitaire. Ces équipements ne sont pas indiqués dans le guide. Comme ils ne sont pas indiqués dans d’autres grands guides tel que le TCS ou l’ADAC. Les éditeurs ne les considèrent peut-être pas importants.
Nous, les bénévoles du Parc à Touffes, avons décidé d’en savoir davantage et avons commencé un sondage auprès des gérants de campings. Dans quelque temps, nous pourrons avoir une meilleure compréhension de l’idée que se font les professionnels du tourisme de ce qu’attend un maître en vacances avec son chien.