Le blog d'Anaïs Nin, d'une gone de (presque) 7 ans

Prix Vintage

Elle se croit tout permis, l’Ancêtre ! Déjà que son arrivée au Touffes ne passe jamais inaperçue, entre son gabarit, l’allure de sa robe s’agitant en cadence et ses aboiement de contentement …

 

 

Il y a quelques jours elle se fait shampouiner (produits pour robe noir et pour robe blanche plus produits démêlants), blanchir les moustaches et la barbe, sécher au séchoir, brosser, peigner ….brosser ….peigner… Je regardais de loin… Pourvu qu’elles m’oublient, les maîtresses. Heureusement qu’il n’y avait que pour l’Ancêtre Nono.

Elle n’était pas très contente la star. Souffrir pour être belle … quand on est belle par nature.

Elle est partie en voiture, l’Ancêtre, loin, loin, dans la Forêt de Rambouillet, à la réunion de BC.  Elle a encore été brossée et peignée et ensuite elle a montré à tous son charme habituel, sa vitalité et la joie de son wawh !!! waah !!! Et elle a reçu  la coupe du Meilleur Vintage !

 

 

Mes respects, Dame Nostalgie des Emeraudes du Lac.

Signé : Dame Anaïs Nin de Chester

Les chiens errants de Bucarest

Comme préambule aux sujet des chiens errants que je voudrais évoquer avec vous dans les semaines à venir. Je vous proposer de lire ou de relire un article du journal Le Monde 'avril dernier.

 

GUERRE AUTOUR DES CHIENS ERRANTS DE BUCAREST

Une guerre sourde est menée depuis une dizaine d’années entre les partisans de l’euthanasie des chiens errants, qui ont pris en otage la capitale roumaine, et leurs défenseurs. Environ 50 000 quadrupèdes se promènent en liberté dans les rues de Bucarest et les dégâts qu’ils commettent sont préoccupants. Selon les autorités locales, dont 2 500 enfants, et une femme est morte. Les responsables locaux ont annoncé le démarrage, en mars, d’une vaste opération destinée à capturer ces chiens errants pour les mettre dans des chenils. Ceux qui ne seront pas stérilisés devraient être euthanasiés. ‘Entre 2006 et 2009, l’Etat a dépensé 1,3 millions d’euros pour soigner les personnes mordues’ a déclaré le préfet de Bucarest, Mihai Atanasoael. ‘Cette somme aurait pu servir à construire des abris pour tous les chiens. Ils ne devraient pas être dans les rues. La solution ultime sera l’euthanasie.’

Les associations de défense des animaux se sont une nouvelle fois mobilisées à Bucarest et dans d’autres grandes villes du pays en proie au même phénomène. Le 1er mars, alors que la mairie discutait du sort des chiens abandonnés, quelques centaines de Bucarestois étaient réunis devant l’ancienne Maison du peuple, un mastodonte bâti par Nicolae Ceausescu devenu le siège du Parlement. « Non à l’euthanasie ! », ont-ils crié dans un froid glacial. Le préfet de la capitale s’est vu traiter de « Hitler des chiens ».

 

Un sentiment d’abandon

« Les autorités sont criminelles, a lancé Anca Pura, militante d’une association pour la défense des chiens. On nous a réduit les salaires et les retraites, maintenant on s’apprête à couper la tête de ces chiens qui souffrent autant que nous. »

Le sentiment d’abandon par un Etat corrompu, ressenti par la majorité des Roumains depuis la chute de la dictature communiste il y a vingt et un ans, les pousse à s’identifier à ces chiens errants, victimes eux aussi de la dictature et de la transition qu’a connue la Roumanie dans les années 1990. Sous la férule de Ceausescu, la moitié de la capitale a été rasée pour faire place aux HLM socialistes. Du jour au lendemain, les Bucarestois ont dû abandonner leurs maisons, et leurs chiens se sont retrouvés dans la rue où ils se sont multipliés sans aucun contrôle.

En 2000, Bucarest comptait 200 000 chiens errants, et la mairie avait décidé de les euthanasier. Mais en 2008, un an après l’adhésion du pays à l’Union européenne, une nouvelle loi a interdit cette pratique. Le 1er mars, la Chambre des députés a décidé de donner de nouveau le feu vert pour y recourir. « Jusqu’en mars 2012, nous allons alléger Bucarest d’environ 20 000 chiens », assure Robert Lorentz, chargé de ce dossier à la mairie.

Les associations roumaines ont, elles promis de mener une véritable guerre.

Le Monde, 4 avril 2011, page 2

 

Un chien perdu...

Vendredi soir j’étais à Paris dans le bus 86, un des plus meilleurs  moyens de visiter quelqu’uns des beaux sites de la ville.

Imaginez ! Vous partez de St-Germain-des-Près, longez l’avenue éponyme jusqu’à l’Institut du Monde Arabe (entre temps vous avez vu les jardins de Cluny). Donc, à l’Institut vous aurez quelques secondes éternelles, le temps que le bus traverse la Seine, pour vous extasier devant les tours, au loin, de Notre Dame. Image à chaque fois et chaque jour, unique.

Ensuite le Boulevard Henri IV, qu’il faudrait faire à pied vous bien sentir l’atmosphère. Bastille et le Faubourg St-Antoine. Allez-y sans plus attendre car le Paris des ateliers de menuiserie est en train de définitivement disparaître. Poussez les portes cochères et visitez les ours survivants de ces compagnonages qui ont produits tant des meubles, des pièces d’art et des révoltes.

Nation, l’Avenue du Trône pour recevoir un roi du XIXe siècle et enfin, après le « Périph », St-Mandé, à quelques mètres du Bois de Vincennes.

Donc, j’étais dans le bus 86, Avenue Charles De Gaulle quand, face à l’église je vois un joli grand chien d’un crème très  clair. Il attire mon attention.

Je descends du bus quelques 200 mètres plus loin je vois devant mois le même chien. Alors je comprends pour quoi el avait attiré mon attention : il est seule, sans collier et sa démarche est entre erratique et stressée.

Il est égaré !

Je l’appele. Il ne me prête pas attention et prend la rue à gauche (plus tard je comprendrais qu’il fallait qu’il prenne la même rue mais vers la droite).

 Il tourne la tête légèrement vers la droite et vers la gauche, la truffe pointant vers le trottoir. Les pattes semblent comme arrondies, comme si elles s’affaissaient sous le poids du chien.

Je cours après lui. Il tourne encore à droite ! Un homme arrive en courant du sens opposé. Il cris et court encoure vous vite. Les deux disparaissent de ma vue. Je les cherche. Deux rues plus loin je les aperçois, le grand chien, comme un bébé, dans le bras de l’homme, les pattes avant appuyées contre son épaule et tête contre tête.

Une centaine de mètres plus loin l’homme, fatigué, s’arrête et attache son compagnon avec sa ceinture. Je m’approche. L’animal est pris de si violents tremblements qu’on dirait qu’il a des convulsions.

-         Il vient d’un refuge… Il a peur de tout … Il s’est sauvé de la maison… Excuses-moi, j’irai prendre une douche…

Une histoire que finie bien.

Je repars le cœur gai. Quelques semaines plus tôt, un soir de grande chaleur, une famille pic-niquait au bord du lac de St-Mandé.. Leur chien est parti subitement, peut être après un animal sauvage. Comme je me promenais avec Anaïs, des gens m’ont demandé de les aidés dans la recherche. Nous sommes tous partis vers des différentes directions. En vain.

Bien plus tard, j’entendais encore la famille que continuait à appeler leur compagnon perdu.