Nommer un animal

  • Par parcatouf
  • Le 22/06/2011
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Je ne sais pas vous, mais moi, j’aime discuter des races de chiens, de leurs caractéristiques morphologiques mais surtout éthologiques

Assez souvent, au village, dans le Chemin des Combes que traverse les champs de Marie-Louise cultivés par Alain et son frère, je rencontre une ou deux personnes capables de reconnaître la race d’Anaïs et de parler du comportement et desaptitudes des chiens de troupeau.

Je suppose que plus d’une fois on doit me trouver assez fâcheuse car je reste longtemps à discuter « chien » tandis que les canidés courent tout le long du chemin ou traversent les lignes de blé ou de maïs.

Je ne sais pas vous, mais moi, jeune étudiante (donc, au  millénaire passé) je ne comprenais pas bien l’intérêt de la philosophie. Plus tard, j’ai commencé à apercevoir qu’elle répondait à des questions que je ne savais même pas poser.

Un exemple de cette utilité de la philosophie

 

Justice pour les libellules !

 

Ce sentiment si singulier, qui consiste à rendre grâce à un animal en proclamant haut et fort son identité, est au cœur d’un livre enthousiasmant qui vient de paraître sous la plume d’Alain Cugno, La Libellule et le Philosophe (Editions L’Iconoclaste, 206p., 19€).

Il raconte comment son amour «infantile» pour les bêtes nourrit sans cesse sa réflexion théorique.

« La philosophie est affaire  d’enfance, toute comme la fascination pour les animaux – non pas qu’elles soient puériles, mais au contraire parce qu’elles ont le sérieux de tout ce qui est à l’état naissant, de tout ce qui inaugure un monde », note-t-il.

(….)

D’une plume aussi tendre qu’érudite, il décrit leur vie et leur mort, le mouvement de leurs ailes, leurs moments d’extase.

Mais surtout, il dit la joie qui est la sienne quand il parvient à les photographier. Mieux : à les reconnaître, à déterminer leur appartenance, à leur donner un nom.

Comparant le plaisir du naturaliste à celui du traducteur, Cugno souligne que toute recherche qui vise à identifier un animal  implique non seulement une quête rigoureuse de la vérité mais aussi un exercice spirituel et un geste éthique.

Quand vous les inscrivez dans telle espèce ou telle famille, vous leur rendez justice :

« Comme si, en les nommant publiquement, vous leur aviez donné, humblement mais autant qu’il se pouvait, accès à un langage dont elles sont à tout jamais privées », écrit Cugno dans son plus beau chapitre.

 

(…) Prêter attention à un animal, prendre la responsabilité d’affirmer pour lui un nom, en effet, c’est glorifier sa pure présence, c’est rendre hommage à une altérité qui donne sens et profondeur à notre propre monde.

 

Jean Birnbaum,Pop’Philosophie, Le Monde Magazine, N° 88, 21 mai 2011

Cette affimation m'est apparue limpide quand 

 

m'a montré avec sa truffe sa dernière trouvaille 

le visiteur 1

 

 

Lors de la scéance photo le visiteur m'a "mordu", c'est à dire il m'a pincé très fort.

C'était un brave gaillard, malgré qu'il lui manquat une patte avant. Je dis avait car nous l'avons laché dans la nature, dans un jardin du village.

Je ne connais pas son nom, je ne sais d'où il vient. Un ancien du village, à qui une des témoins de la visite du "gaillard" a fait une description de notre ami, a sancionné "c'est un insecte d'ici et il mange du bois, il mange du chêne". Non, l'Ancien, ce n'est pas un Capricorne à longues antennes, lui a des très grandes mandibules. Il est si grand qu'il me semble venu de loin, de l'Afrique ou des Amériques.

Le connaissez-vous ? Le reconnaissez-vous ?

S'il est venu de loin il est peut-être un NAC, un nouvel animal de compagnie, abandonné, qui sait ?, parece qu'il lui manqué une patte avant ?

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