Lati, ma maîtresse a laissé ce billet près de ma buvette.
Liberté égalité fraternité
Fraternité, les canidés sont passés maîtres pour réduire les tensions et les conflits. Plutôt que les affrontements directs qui peuvent finir en blessures même graves, ils préfèrent la communication, c’est-à-dire la proclamation de leurs intentions et de leur force. Ils ont leur façon pour dire « je suis amicale » et aussi leurs façons d’affirmer leurs personnalités.
Chez eux grogner et montrer les crocs vaut avertissement qui est bien compris par tous, sauf par les bipèdes. Même une roulade n’a pas d’autre conséquence que permettre à tout un chacun, de comprendre où sont les limites.
Le problème survient quand le bipède, véritable analphabète dans le monde de quadrupèdes, intervient en criant : perturbés, les chiens oublient pendant quelques secondes leur but, celui de vivre leur joie en toute tranquillité.
Je cite de mémoire le titre d’un livre « Le deux extrêmes de la laisse », il me semble qu’il n’existe pas de traduction en français. Peut-être le problème est la laisse, non le chien. Forçons, avec des poncifs, des portes grandes ouvertes : les chiens ont un problème, nous.
Le Parc à Touffes est un laboratoire à échelle réelle d’une nouvelle façon de faire. Il n’y a pas très longtemps j’ai entendu, par deux fois, l’étonnement des maîtres de chiens face à un site où les personnes sont tranquilles tandis que les toutous batifolent en toute liberté.